À propos

Antipoésie est née du désir de voir la poésie dépasser la page pour gagner le monde.

Le nom fait écho à l’héritage du poète chilien Nicanor Parra, à sa manière de faire dialoguer les mots, les images et les objets du quotidien. Sa liberté et son goût de la provocation m’attirent. Ici, je souhaite surtout explorer le prolongement naturel du livre et de la page : ce qui arrive au poème lorsqu’on lui donne une matière, une place, une présence.

L’antipoésie, c’est aussi le refus des codes établis : chacun doit pouvoir s’exprimer en utilisant des mots, un papier et un stylo.

J’écris les textes, puis je tape les poèmes à la machine à écrire, un à un. Je les encadre moi-même. Le papier, l’encre, les irrégularités de la frappe et le cadre participent à cette présence. Cette démarche s'inscrit dans un désir de lenteur et de douceur, de temps retrouvé.

Antipoésie réunit ces objets et mes textes personnels, publiés dans le blog La Rage. Deux formes distinctes et complémentaires pour laisser les mots circuler, rencontrer un regard et trouver leur place.

M.D.K.