19/10/2026
Si j’ai un jour su ce que voulais dire partir je ne le sais plus, je laisse des traces comme de la bave d’escargot derrière moi un peu sale et gluante je laisse des cendres et de la crasse. J’ai cassé mon jouet, l’ai brisé en mille silences et porté le sac des morceaux sur mon épaule, j’ai aussi joué à être le pantin du diable, c’était somme toute une bonne époque
sans lendemain.
Aujourd’hui le lit est fait et la vaisselle attend, tant que tu te plais à écrire fais la vaisselle ça soulagera tes articulations et ton mariage
J’ai donné un fils à cette planète, j’ai voulu sauter tout cru dans la gueule du loup je me suis cassé les dents.
Le vent, le vent, le vent a traversé mon crâne et toute sa rumeur, tout son cortège de fantômes et d’esprits frappeurs.
Sans avoir toujours su quel était le but de la course et le but tout court je dirais j’ai souvent senti une certaine vanité poindre dans nos vies, parfois fière parfois vide et que l’on se plaît à remplir de ci ou de ça en se racontant de belles histoires sur nos intentions nobles.
Alors j’ai couru moi aussi, couru à perdre haleine et je me suis arrêté à la première gare avant de sauter en marche pour me retrouver face à un panneau : « Entrée interdite »
Plus loin, il y avait un wagon avec des morts et juste derrière un wagon avec des enfants. Ils étaient sages et brillants mais la place manquait, la place manquait terriblement pour chacun d’eux.
Dans le paysage, un ballon flottait et sur la ligne d’horizon il pleuvait.
Je me suis placé entre les deux et j’ai attendu ce que le destin allait en dire.
J’attends toujours et je ne sais pas, toujours pas, où la course nous mène.
Mais l’allure est vive et l’air est lourd.
M.D.K.
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